Alex Fortin 04/24/2019

Le Grand Prix d’Azerbaïdjan a toujours montré des courses excitantes et imprévisibles depuis son entrée en Formule 1 en 2016. Est-ce que ce sera finalement le réveil de Ferrari ou un éternel doublé Mercedes? Un autre podium surprise par Lance Stroll ou Sergio Perez? Voici ce que vous devez surveiller cette fin de semaine!

Un texte de Alex Fortin

Des consignes d’équipe encore et toujours pour Ferrari?

Mais que penser de la gestion des pilotes par Ferrari? Il est honnêtement difficile d’être en faveur de leurs directives aux pilotes quand on analyse les résultats des trois premiers Grand Prix de 2019.

À Melbourne, la Scuderia a demandé à Charles Leclerc de rester derrière un Sebastian Vettel sans rythme pour ainsi donner une étiquette de numéro un à Vettel 

Au Bahreïn, Leclerc s’est encore fait demander de rester derrière Vettel pour au moins deux tours alors que le quadruple champion du monde menait sans toutefois montrer un rythme soutenu suffisant. Leclerc a ignoré les consignes et totalement dominé la course jusqu’à ce que son moteur le coule pendant que Vettel jouait aux autos tamponneuses avec Hamilton pour finalement terminer cinquième à deux positions de son coéquipier.

En Chine, malgré le rythme et la forme inexistante de Vettel, Ferrari a demandé à Leclerc, alors troisième, de laisser passer l’Allemand pour que celui-ci ait une chance de recoller les Mercedes. Leclerc allait alors passer à une stratégie de deuxième pilote – comme Raïkkonen lors des dernières saisons – favorisant une troisième position pour son coéquipier pendant qu’il a dû se contenter de la cinquième position.


Si l’on fait le calcul des points sans les décisions d’équipe, Leclerc devrait avoir sept points de plus à son compteur qui appartiennent à son coéquipier. Au classement, on verrait Charles Leclerc troisième à 43 points devant Max Verstappen à 39 points avec un Sebastian Vettel en cinquième avec seulement 30 points. 

Il est clair que Ferrari essaie tant bien que mal de garder Vettel en avant plan. Force est d’admettre, si Leclerc continue sur sa lancée, Mattia Binotto et les autres n’auront d’autres choix que de laisser le jeune pilote de 22 ans s’exprimer à sa juste valeur.


Au grand dam de Vettel qui pourrait subir l’affront d’un nouveau coéquipier plus jeune et plus affamé pour une deuxième fois. Rappelez-vous Daniel Ricciardo en 2014 chez Red Bull.

Bakou Reine des surprises

Depuis son introduction au monde de la Formule 1 en 2016, le Grand Prix de Bakou s’est avéré être une véritable perle sur le calendrier. Circuit urbain atypique, virages uniques, des dépassements à la tonne et trois podiums consécutifs d’équipe de milieu de peloton!


En effet, Sergio Perez en 2016, Lance Stroll en 2017 et Perez encore l’an dernier se sont retrouvés sur la troisième marche du podium en Azerbaïdjan. La raison? Plus de 40 dépassements chaque édition et surtout des accrochages entre les ténors.


Jamais dans l’histoire du Grand Prix le pilote partant en position de tête n’a réussi à remporter l’épreuve. Seul Nico Rosberg en 2016 a pu rallier l’arrivée sur le podium.

Rien ne garantit qu’on ne reverra pas un doublé Mercedes ou des consignes d’équipe échevelée de la part de Ferrari. Néanmoins, on peut s’attendre à une course spectaculaire et des équipes de milieu de grille qui voudront tout faire pour se pointer le bout du nez à l’avant.

Bon Grand Prix!

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