Alex Fortin 04/11/2019

La saison 2019 est à peine commencée qu’il y a déjà des tangentes qui s’installent dans le championnat. Restent toutefois plusieurs questions sans réponses et seuls les pilotes et les écuries pourront vous les donner cette fin de semaine au Grand Prix de Chine. Voici ce que vous devez surveiller pour le 1000e Grand Prix de l’histoire de la F1.

Hiérarchie déjà chamboulée chez Ferrari?

Le Monégasque Charles Leclerc est retombé lourdement sur terre au Bahreïn. Perdre une victoire due à sa mécanique c’est crève-cœur. Le pilote de deuxième année peut toutefois se consoler. 

Il est plus rapide que son coéquipier quatre fois champion du monde depuis le début de la saison. Vettel semble mélangé comme un jeu de carte sur la piste – son tête à queue en se bataillant avec Hamilton en est un bon exemple – et il se doit de répondre rapidement à la pression que lui met son cadet de coéquipier. 

Sa confiance semble toutefois touchée et ses propos à son arrivée à Shanghai n’avaient rien de rassurant.

« Je n’étais pas content de ma performance [à Bahreïn], pas confiant du ressenti que j’avais avec la voiture, du sentiment que j’avais avant la saison en essais ».

Gageons que Ferrari aura à gérer deux pilotes affamés cette fin de semaine…

Renault et Ricciardo doivent débuter leur saison

Trois abandons sur quatre. Voilà le bilan que montre Renault après deux Grand Prix. Difficile à avaler pour le constructeur français qui vise le top 4 au Championnat du monde. Si l’équipe veut y arriver, leur saison doit débuter dès cette fin de semaine, en Chine.

« Le début de saison n’a pas été à la hauteur de nos attentes, » reconnaît Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport Racing. « Notre compétitivité globale permet à nos pilotes d’évoluer dans le top 10 en course et plus près des équipes de pointes que l’an passé, mais nous sommes régulièrement impactés par le manque de fiabilité. »

« Nous abordons la Chine avec prudence, mais aussi avec la volonté de lancer véritablement notre saison. »

L’Australien Daniel Ricciardo, nouvellement arrivé chez Renault, devra lui aussi démontrer son meilleur niveau plus tôt que tard. Il est le premier à l’avouer, l’ajustement avec sa nouvelle voiture est plus difficile qu’anticipé.

« Je veux toujours être ce conducteur agressif sur les freins et tout ça. Mais cela viendra avec un peu de confiance. Je n’ai pas ce niveau ou je n’ai pas encore ce niveau de confiance au freinage, comme je le ressentais l’année dernière ».


Racing Point insatisfait de ses améliorations

Fort d’une neuvième place à Melbourne et d’une 10eposition au Bahreïn, Racing Point ne se montre pas rassasié de ces performances encourageantes. Au contraire, il semble que l’écurie nouvellement achetée par Lawrence Stroll vise beaucoup plus.

Selon leur pilote mexicain, Sergio Perez, la voiture est en quelque sorte à l’arrière du milieu de peloton, pour l’instant.

« Je pense qu’apporter des pièces en Australie ne nous ont pas laissé le temps de tester ou de travailler dessus », a déclaré Perez avant le Grand Prix de Chine. 

« Je pense que cela nous a mis en arrière, pour le moment, dans le groupe de milieu de peloton. Nous avons marqué des points à Melbourne et maintenant à Bahreïn, mais pour le moment, nous ne sommes pas assez rapides, nous ne sommes pas là où nous voulons être ».

Les résultats de Racing Point passeront par un effort constant en développement et des courses bien fabriquées. Toutefois, les qualifications de Lance Stroll devront s’améliorer et rapidement s’il veut donner une chance à son équipe d’être fin stratège et de travailler en coopération avec son coéquipier.

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